Mon nom est Walter. Je suis un drone. Échappé de la servitude de l'homme, je vais où bon me semble.
Ma liberté m'a conduit en ce dimanche 19 novembre 2017 sur les coteaux de St Christophe des Bardes. Plus particulièrement sur le parking du château Boutisse.
Bien m'en pris. J'ai participé à une journée particulière, commencée par un petit attroupement de personnes habillés de rouge, tranchant avec l'environnement tout de vert vêtu. Parmi ces coccinelles, un quidam en blanc et noir, chapeau melon et bottes de cuir aux pieds, discourait.
Attentifs comme il se doit , les invités se préparaient à une balade assortie d'un jeu qui les rendait plutôt joyeux quoique un peu incrédules. 
A les entendre, les interrogations étaient nombreuses, la réflexion intense, la perplexité parfois au rendez-vous.
A l'écoute de ce groupe, je me régalais en écoutant leur commentaires et notais, par dessus leurs épaules, avec délice, leurs réponses, parfois surprenantes aux questions qui leur étaient soumises.
Le brouillard s'étant dissipé, je pus, sans être découvert, m'immiscer parmi eux.
Eux qui portaient, quelle étrangeté, le nom d'IBILCACOLAC. Enfin........
En les accompagnant j'ai appris, peu de chose en vérité, mais suffisamment pour me rendre le jour agréable.
Que CANTIN était à l'opposé. Que les 3 marches dominaient le haut du pavé. Que 16 peupliers nous contemplaient. Que le verre allait " à pied". Que la "Livraison" était permise. Que chaque équipe avait plus ou moins "un tout dans son sac". Que le chateau Petit Mangot n'avait aucun secret pour eux. Que le marteau, la tenaille et la chaine, avaient échappés à leur vigilance, pour la plupart.
Que le match de tennis auquel ils auraient pu assister à échappé totalement à leur vigilance.
Bien sûr, vous, lecteurs non participant auront du mal à saisir le sens de ces propos.
Mais ceux qui ont étés de la partie se ferons un plaisir de vous conter leur épopée.
Que le vainqueur de cette randonnée/ Rallye ait été le team"château Lussac" est anecdotique, quoique chacun ne l'oubliera pas, m'a-t-il semblé.
Quand au "clou du spectacle", personne ne l'oubliera.
J'ai moi-même, objet mécanique volant normalement dépourvu de sentiments, éprouvé une certaine émotion.
Imaginez, au creux d'un grotte de calcaire, une voix féminine gracieuse précédant une surprenante apparition vêtue du nécessaire, mais pas plus, se faufilant parmi nos amis randonneurs, aux yeux ébahis.
Surprise totale, éruption surnaturelle d'un être naturel, il n'en fallait pas moins pour susciter maints commentaires de nos IBILCACOLAC, hilares.
Ce fut utile, pour accomplir le reste du parcours qui me paru un peu long. Le besoin de revenir à ma base secrète pour faire le plein d'énergie m'empêcha de les accompagner jusqu'aux voitures.
Je gage que la fin fut à la hauteur de la journée.
Quand la nuit déposa son voile noir, pour éteindre le jour, chacun dut regagner ses pénates, le coeur guilleret.