Il fait frais ce mardi 6 février vers 14 h quand débute la randonnée à Parsac, après une visite à Notre Dame, romantique église perchée sur son rocher.
Nous sommes neuf, comme un sou, à emprunter cette descente qui ne portera plus le même nom au retour. Hélène, participante de dernière minute ne dissimule pas son plaisir de partager avec nous cette sortie de plein air. 

le bucheron

 

photo parsac 2


Alors qu'Antoine notre MacGyver du jour rend à la raison un bâton récalcitrant, d'un talon ferme, au pied du calvaire, nous nous glissons sur une petite route. Un chemin plus tard nous voici aux abords du château des Laurets qui fait l'admiration de tous, enchâssé dans son parc de verdure.
Nous usons de ce pas allègre qui nous conduit au bord d'un charmant petit lac propice aux rêveries, en fond de vallée. Un circuit de montagnes russes ?

Non. Plutôt de douces collines viticoles ponctuées de bosquets aux feuilles perdues. 
Ah j'oubliais. Nous sommes en région de vignobles et à cette saison elles sont occupées. Les tailleurs de vigne sont actifs malgré la fraîcheur dans les rangs.
De belles et grandes demeures, cossues, éparpillées par-ci par-là jalonnent le chemin menant à la rivière La Barbanne. Au pied des collines, elle alimente une succession de plans d'eau offrant une agréable couleur émeraude.
D'un pièce de vigne au champ, il nous faut traverser un bois. Le passage est imperceptible, étroit et surtout broussailleux. MacGyver se transforme en bûcheron et nous offre une traversée plus aisée.
Un lac plus loin, trois compères équidés de belle allure nous dévisagent. Moment d'émotion partagée, évoqué en reprenant notre itinéraire vers Notre Dame que nous  apercevons au loin.
L'inclinaison du début est abordée avec entrain. Étonnant non ?
En fait il s'agit de la dernière montée. De plus elle est couronnée d'un goûter qui va satisfaire nos besoins alimentaires accrus par nos efforts.
Il y a pire comme motivation.
Délicieux sont ces gâteaux fait maison par Florence et Antoine. Au point que même les oiseaux affamés en ces temps de disette, en restent pantois de ne pouvoir en partager, ne serait-ce que les miettes.

A refaire au printemps, entend-on !!